le Projet

pulizia-pannelli_620_470

EGREJOB est approuvé dans le cadre de l’IEVP CT Bassin Méditerranéen sous la Priorité 4 « Promotion de la culture du dialogue et de la gouvernance locale ».

L’objectif global du projet consiste à combler le déficit de compétences et d’emplois dont souffre l’espace Méditerranéen concerné en vue de stimuler des opportunités d’emploi décent pour les jeunes (ce qui contraste avec la « fuite des cerveaux ») et ce moyennant l’arrimage des potentiels d’emplois de l’Economie Verte avec le but ultime d’amélioration de la compétitivité des territoires impliqués.

Le Projet se propose de mettre en place un système Euromed d’incubation des compétences en matière d’Economie Verte à même de contribuer :

  • A faciliter l’accès au marché de travail d’environ 100 jeunes, des femmes (50%) en particulier (issus des territoires partenaires), et ce dans des conditions décentes, avec des compétences spécialisées dans un domaine – en rapport avec les Emplois verts – ainsi qu’un haut niveau de développement de potentiel dans les territoires concernés.
  • Pour les autorités publiques des territoires concernés, à saisir l’opportunité d’Emplois verts en vue de mettre en œuvre des politiques d’emploi assorties d’un potentiel élevé d’occupations dans des conditions « décentes ».
  • Pour les systèmes méditerranéens des territoires concernés (avec des acteurs pertinents majeurs de l’Innovation et de la Recherche, de l’emploi et de l’éducation et des systèmes économiques) à saisir les potentiels d’Emplois verts pour un meilleur développement économique soutenable.

Le Programme IEVP Bassin Méditerranéen (2007-20013) est une initiative de Coopération Transfrontalière multilatérale créée dans le cadre de l’Instrument Européen de Voisinage et de Partenariat (IEVP).

Son objectif consiste à promouvoir un processus d’une soutenable et harmonieuse coopération au niveau du Bassin Méditerranéen et ce en relevant ses défis communs ainsi qu’en améliorant son potentiel endogène. Le Programme finance des projets de coopération comme contribution au développement économique, social, environnemental et culturel de l’espace Méditerranéen. Y participent 14 pays : Chypre, Egypte, France, Grèce, Israël, Italie, Jordanie, Liban, Malte, Palestine, Portugal, Espagne, Syrie (participation actuellement suspendue), Tunisie. La Région Autonome de la Sardaigne (Italie) en est l’Autorité Commune de gestion (ACG). L’Arabe, l’Anglais et le Français en sont les langues officielles (www.enpicbcmed.eu).

Emplois verts

compost2_620_470

Avant d’envisager le sens à retenir « d’Emplois verts », il est courant de prendre en considération les notions associées à l’instar de « l’Economie Verte ». Le concept d’Economie Verte et d’Emplois verts est relativement récent bien que le développement durable fut défini au rapport « Notre avenir à tous » établi en 1987 par la Commission Brundtland des Nations-Unies.

Des termes comme “vert”, “environnemental” et “durable” sont souvent employés d’une manière interchangeable pour décrire entreprises, individus ou technologies conférant aux choses un aspect « verdâtre ». Bien qu’ils ne soient pas synonymes, ils sont employés communément afin de référer à la voie selon laquelle les ressources naturelles sont exploitées pour produire des biens et services.

Le terme « d’Emplois verts », réfère couramment aux personnes occupées dans des travaux écologiquement soutenables ou environnementalement bénéfiques.

De plus en plus, la portée de l’Economie Verte est perçue comme débordant la seule production de biens environnementaux, services et emplois, puisqu’elle porte sur des dimensions plus larges de l’efficacité énergétique et des ressources, de l’éradication de la pauvreté ainsi que de l’équité sociale et du bien-être humain. Nombreuses sont les approches à avoir intégré des dimensions de promotion de la justice sociale et du travail décent. N’étant pas exclusive, une définition partagée de l’Economie Verte, le débat autour de son rapport potentiel au développement durable continue.

La définition « d’Emplois verts » est également l’objet à débattre, sachant que pour le moment point de consensus à son propos au sein des milieux des chercheurs et des praticiens. Beaucoup retiennent une approche industrielle considérant les « Emplois verts » dans les industries produisant des biens et services verts. L’OIT et le PNUE offrent une définition plus large dans leur rapport 2008 « Emplois verts : Vers un travail décent dans un monde soutenable à faible émission de carbone » qui retient l’emploi dans des secteurs verts aussi bien que les occupations vertes. Aussi, elle inclut l’emploi dans des segments d’activités économiques qui ne peuvent produire des biens et services verts, comme la construction, la manufacture ou le transport mais qui œuvrent selon un mode environnemental et amical.

Le rapport de l’OIT (2008) défini les Emplois verts comme suit : « …le travail dans l’agriculture, l’industrie, la R&D, administratif et les activités de services contribuant substantiellement à la préservation ou à la restauration de la qualité environnementale. Spécifiquement, mais pas exclusivement, ceci inclut les travaux aidant à sauvegarder les ecosystèmes et la biodiversité, à réduire la consommation de l’énergie, de matières et d’eau à travers des stratégies d’efficience élevée, décarbonise l’économie et réduit ou évite complètement aux générations toutes formes de déchets et de pollution ” (Dans « Analyse comparative des méthodes d’identification des besoins en compétences au marché du travail en transition vers une Economie à faible émission de carbone » 2011)

Nombreux sont les gouvernements se proposant de se doter de leurs propres définitions afin de s’en servir comme base de collecte statistique ou de procéder à des choix de politique publique. Toutefois, le plus souvent, il y a peu de convergence au niveau national aussi bien autour de ce qui est vert et ce qui ne l’est pas.

Résultats de EGREJOB

Les principaux résultats de EGREJOB sont :

ETEC (« Comité Euro-Méditerranéen d’Apprentissage et d’Emploi ») : Une plate-forme multi-acteurs et parties-prenantes constituée par d’acteurs-clés « d’Emplois verts » dont les autorités locales et régionales, les PMEs, l’Université, les agences de formation et d’emploi, les associations professionnelles et les syndicats des deux rives du Bassin Méditerranéen et ayant pour mission de tutorer, piloter et coordonner stratégiquement les activités du projet.

Faisabilité des « Emplois verts » (Evaluation de l’Emplois vert) :

Elle doit apporter aux acteurs publics et aux systèmes Méditerranéens doté de l’outil essentiel, reposant sur le scenario « Qu’est-ce qu’il y’aurait si… », les compétences d’analyse ainsi que l’analyse même des rapports entre des politiques d’emploi et de développement social avec l’Economie Verte menée pour chacun des territoires ainsi que pour l’ensemble de l’espace de coopération permettant l’élaboration de stratégies ciblées dans le cadre de la transition vers l’Economie Verte. Sur la base de cette analyse, une base de données des « Emplois verts » serait à mettre en place.

Modélisation de parcours EGREJOB de qualification et d’apprentissage : Elle permettra sa réplication et par là-même son emploi par les parties-prenantes intéressées (Institutions publiques, Acteurs issues du système Méditerranéen)

Module de formation relative aux compétences dédiées aux emplois verts reposant sur les résultats d’étude de faisabilité : 10 jeunes participeront à une session de formation spécifique articulée autour de modules théoriques et de stage en milieu de travail.

Certification des compétences vertes : Elle contribuera à engendrer de nouvelles opportunités d’emploi pour les jeunes qui réaliseront que leurs compétences seraient reconnues et permettront un accès plus ample aux offres d’emplois verts et ce au sein d’un espace plus large à même de faciliter leur mobilité.

Plate-forme permanente EGREJOB : articulés à la base de données des « Emplois verts », elle serait un précieux outil de convergence des jeunes demandeurs d’emplois verts vers les offreurs de ces emplois, tout en leur permettant d’améliorer leurs capacités de saisir les opportunités.